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Manifestation massive à Paris pour réclamer la justice après la mort d’El Hacen

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les manifestants réclament la justice pour El Hacen Diarra, à Paris, le 25 janvier 2026. ©LP

Plus d'un millier de manifestants se sont rassemblés dimanche 25 janvier à Paris pour réclamer « vérité et justice » après la mort d’El Hacen Diarra, décédé en garde à vue dans un commissariat à Paris.

À l’appel de collectifs de lutte contre les violences policières, les participants ont défilé dans la rue avec des pancartes dénonçant les brutalités des forces de l’ordre. Environ 2 300 personnes étaient présentes dans le rassemblement, selon la préfecture de police de Paris.

Derrière une banderole réclamant « Justice » pour El Hacen Diarra et souhaitant « paix à son âme », plusieurs membres de sa famille arboraient des T-Shirts noirs exigeant encore « Justice et Vérité » en lettres blanches. « Ça fait très, très mal », confie à l'AFP sa cousine, Diankou Sissoko. « On est là car c'est notre devoir, nous sommes sa famille. Mais je ne crois pas du tout qu'il y aura une justice. Parce qu'avant qu'El Hacen soit mort, il y avait déjà eu d'autres morts, et il n'y a jamais eu de justice », livre-t-elle d'une voix calme.

Dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026, El Hacen Diarra, un ressortissant mauritanien âgé de 35 ans, a perdu la vie dans les locaux d’un commissariat de Paris à la suite d’une interpellation violente. Une vidéo filmée par un voisin et largement diffusée sur les réseaux sociaux montre deux policiers, dont l’un, à genoux, donnant deux coups de poing à El Hacen Diarra, plaqué au sol. On l’entend crier : « Vous m’étranglez ! ».

Face à la gravité de l’affaire, le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l'autorité publique » le 19 janvier, cinq jours après les faits et deux jours après une demande de l'avocat de la famille. Bien trop tard aux yeux des proches de ce Mauritanien de 35 ans, qui dénoncent des violences policières ayant conduit au décès. 

Sur le plan politique, la position du gouvernement suscite la controverse. Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nunez, a exclu toute suspension des policiers impliqués. « Je m’en tiens à ma ligne », a-t-il déclaré, affirmant qu’« il n’y a aucune raison de suspendre les fonctionnaires tant que leur responsabilité n’est pas établie ».

En attendant les conclusions de l’enquête, la famille d’El Hacen Diarra continue de réclamer l’interpellation des policiers concernés, tandis que l’affaire ravive le débat sur les violences policières et l’usage de la force en France.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV